Bien choisir son chiot

Bien choisir son chiot 

 

                        

L’acquisition d’un animal de compagnie doit être mûrement réfléchie, et ne pas reposer uniquement sur une décision impulsive et sentimentale, un " coup de cœur ". C’est à cette condition, en estimant toutes les contraintes, que l’on ne regrettera pas sa démarche.

1 - Les contraintes

  • Deux promenades par jour au minimum pour les besoins.
  • Lui consacrer du temps pour le jeu, pour le promener et bien sûr l’éduquer afin qu’il apprenne les règles de vie en société.
  • Un entretien régulier, c’est-à-dire le brosser, le toiletter, le vermifuger, le vacciner, le traiter contre les puces et les tiques, …
2 - Bien choisir la race
  • En fonction des individus, du lieu d’habitation et du mode de vie : Certains chiens nécessitent plus d’espace, de sorties et d’exercice que d’autres. Un Boxer ne conviendra pas à une personne âgée, de même qu’un Husky aura beaucoup de mal à vivre en appartement.
  • En fonction des caractères propres à certaines races : Certaines assureront mieux le rôle de garde (chiens de berger), d’autres seront plus adaptées à la présence d’enfants en bas âge, …
  • En fonction de l’entretien nécessaire : Des chiens à poils longs nécessitent des brossages, shampoings et toilettages plus fréquents que les chiens à poils courts.
3 - Le choix du sexe

Les mâles sont plus " dominants " que les femelles, et sont donc à conseiller à des maîtres avertis, les problèmes d’agressivité hiérarchique étant le plus à craindre.

Les femelles auront des chaleurs tous les 6 mois, durant 3 semaines, avec des pertes de sang les 15 premiers jours.

4 - A quel âge l’acheter ?

L’âge idéal se situe vers 2 mois - 2 mois ½. Le chiot est alors en pleine phase de socialisation, et le détachement de la mère se fera naturellement.

Plus jeune, on pourra craindre l’hyper-attachement (pathologique) vis-à-vis de son maître.

Plus vieux, il risque d’être mal socialisé à son environnement (syndrome de privation).

5 - Où acheter son animal ?

Il faut privilégier un achat chez un éleveur, spécialiste de la race désirée (liste disponible auprès de la Société Centrale Canine, par l’intermédiaires des vétérinaires ou dans des revues spécialisées), ou à défaut, en exposition canine. Certains particulier cherchent parfois à placer les chiots de leur chienne par le biais d’annonces chez leur vétérinaire ou dans des revues spécialisées.

6 - Dans un portée, quel chiot choisir ?

Il ne faudra pas prendre le premier chiot qui viendra vers vous, le plus vif et téméraire, mais aussi celui qui pourra devenir dominant à l’âge adulte. Il ne faudra pas prendre non plus le chiot qui restera inhibé dans son coin, qui lui risquera d’être anxieux.

Il existe certains tests relativement simples à mettre en place, tels que de se mettre accroupi en posture de jeux pour voir si le chiot arrive, sans trop d’excitation, ou bien de le maintenir couché sur le dos pour tester son comportement de soumission.

7 - Avec ou sans certificat des origines ?

Ce certificat  est délivré par la Société Centrale Canine, uniquement pour des chiots dont les parents ont un pedigree (" arbre généalogique "). Indépendamment de tout snobisme ou présentation en exposition, c’est la seule garantie que le chiot que vous achetez soit de pure race.

8 - Quels papiers doit-on vous fournir ?
  • L’ attestation de vente, qui doit préciser l’identité complète de l’animal, ainsi que le montant de la vente et doit être signée par le vendeur et l’acheteur.
  • La carte de tatouage. En effet, les animaux doivent être vendus identifiés.
  • Un carnet de vaccination mentionnant les premiers vaccins.
  • Le certificat des origines délivré par la Société Centrale Canine en vue de l’établissement du pedigree définitif vers l’âge de 1 an.
9 - La visite vétérinaire d’achat

Après l’achat, il est conseillé de faire examiner le chiot par son vétérinaire qui sera à même de vous dire s’il est en bonne santé, et dépistera le cas échéant certaines anomalies congénitales.

Il vous prodiguera également les premiers conseils d’éducation afin de ne pas donner de mauvaises habitudes au chiot.

10 - Les recours en cas de problème

La loi du 22 Juin 1989 du Code Rural définit les garanties de la vente des chiens et les conditions d’un recours contre le vendeur si l’animal est atteint d’une maladie ou d’une tare mentionnée dans cette loi. Ces maladies ou tares sont dites " Vices Rédhibitoires " et impliquent un recours comme tel dans les 30 jours.

Pour les autres maladies, seul le recours comme " Vice Caché " (vice caché, grave, et antérieur à la vente), annulant la vente, peut être envisagé, et ce dans les plus brefs délais.